domenica 24 gennaio 2010

venerdì 22 gennaio 2010

Ushahidi network feed on Jacmel, Haiti

Francesco Fantoli, un amico - Alessandro Grandi

07/12/2009

Checco Fantoli per lungo tempo ha collaborato con PeaceReporter. Per me era anche un amico

Francesco Fantoli era come si dice in una redazione "il mio contatto su Haiti". In più Checco era un amico. Difficilmente mi dimenticherò di lui e dei bellissimi momenti passati insieme a Port au Prince, città che romanticamente chiamava "Porto Principe". Ma anche a Jacmel, nella zona sud del Paese dove aveva costruito una splendida casetta. L'aveva chiamata Villino Fantoli e ne andava orgoglioso. Anche grazie a lui ho imparato a amare molto Haiti. Mi faceva ridere quando mi rispondeva al telefono. "Uè il milanese" diceva prendendomi in giro. Lui era romano e nonostante i tanti anni trascorsi lontano dalla città eterna, l'accento non l'aveva perso. E giocava molto su questo fatto. La cosa più bella che ricordo è stato il primo incontro con Francesco. Io uscivo dall'aeroporto internazionale di Port au Prince e decine di taxisti abusivi in cerca di pochi spiccioli facevano a gara saltandomi addosso per trasportarmi ovunque io volessi. In lontananza vedevo un uomo, sigaretta accesa fra le dita, che sorrideva e si avvicinava a noi. Quattro urla ben assestate, un braccio intorno al mio collo per portarmi via dal gruppo di taxisti e una frase: "Ciao, Alessandro benvenuto a Haiti". Poi una risata a far da contorno al tutto. Per lui quella ressa che inevitabilmente mi aveva un po' intimorito, era solo una rappresentazione dell'essere pienamente haitiano. Me l'ha spiegato qualche giorno dopo in auto, mentre ci dirigevamo verso Jacmel.
Ricordo le raccomandazioni, puntualmente mai seguite (ripensandoci adesso in modo scellerato): "Non uscire la sera da solo. E se puoi nemmeno di giorno!" Io però dovevo uscire. Dovevo fare ciò per cui ero stato inviato a Haiti. Documentare la situazione drammatica dell'isola. Andare in giro per la città a osservare di tutto e se possibile di più. Checco molte volte mi ha accompagnato. Alcune volte ha fatto da mediatore per risolvere situazioni complesse. Mi ha aiutato vedere a Haiti e i mali che la affliggevano e la affliggono tuttora. E questo a lui non piaceva.
In una sola circostanza ce la siamo vista brutta. Una mattina intorno alle sette in auto ci siamo diretti verso la bidonville di Citè Soleil, uno degli angoli del mondo dimenticati da Dio. Siamo entrati in auto e dopo poche decine di metri una folla composta da uomini, donne e decine di ragazzi ha impedito alla nostra auto di proseguire. Volevano tutti farsi salutare dal "famoso telecronista televisivo". Questo non ha impedito a un gruppetto di ragazzotti armati di seguire tutta la scena, farci visitare la bidonville in tutta calma e senza rischi, farci fotografare ogni angolo di quel posto infernale, e poi senza timori venire a chiederci dei soldi come lasciapassare per farci uscire indisturbati dalla baraccopoli. Non hanno usato mezzi termini e senza problemi ci hanno fatto vedere delle grandi armi luccicanti e quali sarebbero potute essere le conseguenze se non avessimo pagato.  Siamo usciti da quella situazione lasciando nelle mani dei ragazzotti pochi dollari Usa. Soprattutto, però, siamo usciti grazie al carisma di Checco che ha iniziato a toccare tasti come il calcio e il rap e altre cose che piacciono ai ragazzi di tutto il mondo. Se fossimo rimasti fermi in auto ancora una decina di minuti probabilmente ci avrebbero lasciato andare gratis. Con belle parole gentili Checco li aveva ammorbiditi, interessati, forse anche imbarazzati. Checco non aveva paura di andare in giro per Haiti. O se l'aveva non lo faceva vedere.

Alessandro Grandi

Francesco Fantoli, loin des clichés - tv5monde


Francesco Fantoli, loin des clichés

Zoom:
Membre essentiel de notre petite équipe de trois personnes qui réalise depuis quelques mois cesChroniques haïtiennes, Francesco Fantoli nous a quitté le 6 décembre 2009 au matin. 
  
Quelques heures plus tôt, des agresseurs circulant à moto l’avaient mortellement blessé de deux balles à la sortie d’une banque de Port-au-Prince. 
  
Les tueurs, dans un sens,  se sont trompés : la richesse de Francesco n’était pas dans son portefeuille mais dans sa finesse et sa générosité. 

Cet italien de cinquante-quatre ans avait aimé Haïti au point d’en faire sa seconde patrie - elle lui a d’ailleurs accordé la double nationalité - dont il parlait avec tendresse et pudeur. 

Dans la petite ville côtière de Jacmel où il résidait, Francesco avait créé une maison d’hôte sans renoncer à son premier métier : le journalisme. 

Ancien rédacteur de la RAI, il était devenu commentateur renommé de football de la Télévision nationale haïtienne et collaborait à l’agence de presse indépendante Haïti Press News. 
  
Réalisateur de films pour différentes productions de l’Union européenne centrées sur la vie quotidienne en Haïti, il s’était immédiatement enthousiasmé pour le projet de TV5monde auquel nous lui proposions de participer, heureux de contribuer à donner de son pays d’adoption une image qui sorte des sentiers battus du misérabilisme. 
  
Francesco assurait la préparation de nos reportages sur le plan logistique – les deux autres membres de l’équipe de TV5monde étant basés à Paris - mais aussi, souvent, éditorial. 

Il racontait beaucoup, jugeait peu, ne pontifiait jamais. Lors des tournages, ses récits savoureux faisaient paraître plus courts nos longs déplacements et nous éclairaient discrètement. 

Sa chaleur autant que sa connaissance du créole nous ouvrait d'innombrables portes. 
  
Nous continuerons ces Chroniques, comme il l’aurait voulu, mais sa voix chantante et son humour vont bien nous manquer. 
  
TV5monde s’associe à la tristesse de sa famille et de ses proches. 


                                                    
                                                                                                                 Pascal Priestley et Guillaume Gouet 

En guise d’Adieu à mon ami Francesco - Day-Robertho Isaac, HPN

SOCIÉTÉ

Haiti-Italie : En guise d’Adieu à mon ami Francesco

La vie de certaines personnes parle d’elle-même, les éloges ne sont que superflus. Francesco Fantoli en fait partie. Aimé et respecté, il possédait une chaleur humaine et une sympathie inhérente.
Par Day-Robertho Isaac, Canada

11h 50 pm : les mots tardent à venir, je n’arrive pas à formuler mes mots en une phrase pour te dire adieu, Checco. Ou du moins je ne sais quoi te dire avant le grand départ. Les larmes ne coulent plus, à force de couler.

Je ne sais pas qui je dois blâmer pour ce qui t’est arrivé. Je préfère prendre la vie pour responsable du mal qu’on t’a fait. Oui, elle est injuste car le personnage que tu étais ne méritait pas cette fin tragique. Certes, tu n’étais pas parfait. Comme nous, tu as commis pas mal d’erreurs, mais tu as toujours pris du temps pour revenir sur tes actes et apprendre de tes erreurs.

Tu as travaillé très dur pendant longtemps pour gagner ta vie. Tu étais loin d’être un homme riche. Tu vivais comme un Haïtien moyen avec ton petit lot de problèmes quotidiens. Tu donnais humblement et simplement de toi-même. Les personnes qui t’ont connu diront que tu étais un homme sensible, sans façon, un professionnel soucieux de son travail.

Tu étais optimiste, tu disais tout le temps qu’un jour Haïti sera meilleure. Même dans les pires moments de trouble, tu gardais l’espoir de voir un matin radieux pour ce pays que tu avais fait tien depuis plus de dix ans. Haïti était ta deuxième patrie, tu l’aimais tellement que tu ne pouvais y être absent même pour deux semaines. Tu disais tout le temps « Nous les Haïtiens » comme pour dire que tu n’étais plus Italien.


Tu as exploré presque toutes les villes haïtiennes les unes après les autres pour y découvrir leur beauté. Tu as parcouru toutes les zones dangereuses de Port-au-Prince pour faire ton travail. De Cité Soleil à Martissant tu prenais les risques et évaluais les dangers. Ta voiture, qui n’était jamais fermée, était reconnue partout à Port-au-Prince, même par les pires criminels. Personne ne t’avait jamais attaqué. Et voila au bon milieu de la « stabilité » tu as perdu ta vie.

En attendant de te revoir et de travailler sur d’autres projets avec toi Checco, je te souhaite bon voyage. Je sais qu’au milieu des canons qui tonnent et des obus qui éclatent, il reste l’espoir de voir un matin radieux.

C’est sûr qu’on va te manquer Checco, mais sois ferme dans ton voyage. Je suis sûr que le Bon Dieu te réserve une place au ciel.

Que ton Ame repose en paix, mon cheeeerrrrr

Ciao

Day-Robertho Isaac à Francesco Fantoli

NB: Une cérémonie d’adieu se déroulera ce samedi à 9h am au salon funéraire l’Ange Bleu, près de l’Eglise Sacré-Cœur, pour saluer la mémoire de Francesco Fantoli. Après ses cendres partiront rejoindre ses amis et sa famille en Italie.





DRI/HPN

Cine Institute Footage - Jacmel

After the Earthquake: A Compilation of Ciné Institute Coverage from Ciné Institute on Vimeo.

Marco Sacchetti: JACMEL 10th Day (Ios Bomberos de Bogotà)

JACMEL 10th Day (Ios Bomberos de Bogotà)


Si chiama Elizabeth Francoise e sta bene, la neonata di 24 giorni, estratta la mattina del 19 dalle macerie di un edificio crollato vicino al cimitero di Jacmel. L’hanno individuata i due Labrador beige (Dash e Luna) dell’unità specializzata di soccorso dei Pompieri di Bogotà. Subito dopo l’hanno tirata fuori rapidamente quelli dell’unità di soccorso francese, che l’hanno immediatamente affidata all’unità colombiana. “La bimba era cianotica, con grosse difficoltà di respirazione e quasi completamente disidratata”, racconta il giovane medico Mauricio Milanes che insieme all’attrezzatissimo infermiere capo Roberto Vela hanno salvato la creautura, rimasta per 8 giorni intrappolata tra l’intercapedine formata dal suo lettino e alcune assi del tetto che l’hanno protetta.

“L’abbiamo rianimata col fibrillatore portatile (me lo mostra orgoglioso estraendolo da una custodia di plastica arancione marchiata "Samaritan Aid") l'abbiamo messa subito in terapia intensiva con le flebo. Ripulita, disinfettata e curata dalla forte irritazione alle parti intime (immagina, una settimana senza pannolini…). Figurati che è arrivata in uno stato molto preoccupante, con una glucometria di valore 24 quando solitamente il parametro minimo è 60. La madre ha 27 anni, sta bene e al momento del crollo, pur essendo in casa, non era accanto alla piccola e dopo la fuga per mettersi al riparo non credeva fosse sopravvissuta, quando l’ha rivista sana e salva ha detto che si trattava di un miracolo. Adesso madre e figlia si stanno recuperando in un padiglione dell’Ospedale Jacmeliano Saint Michel”.

Sono in 35 i volontari della squadra scelta dei Bomberos di Bogotà, specializzati in “rescate” di vittime delle calamità naturali e dei terremoti. Arrivano come commandos sugli scenari dei disastri, per operare in totale autonomia e in tempi limitati, equipaggiati di tutto (acqua, viveri, medicinali, strumenti diagnostici,unità cinofila. La loro missione finiva oggi, con un bagno in mare collettivo e liberatorio, dopo 10 giorni intensissimi nei quali hanno estratto e soccorso almeno un centinaio di persone, con l’aiuto dei duo giocherelloni e supernuotatori Labrador, che si rotolano adesso tra i cavalloni della spiaggia di Timouyage. “Purtroppo siamo arrivati in ritardo, avremmo potuto fare qualcosa in più ma siamo rimasti in stand by un giorno a Barranquilla (Colombia) e un altro a PAP, prima di poter raggiungere Jacmel…48 ore preziose per salvare tante altre vite…” Continua il Dott.Milanes… “A Port-Au-Prince il primo giorno di
missione abbiamo tirato fuori una ragazza di 22 anni, sempre con l’aiuto dei cani, che sono addestrati a riconoscere e a sentire quando “sotto c’è qualcuno” e quasi sempre se si tratta di cadaveri mugolano e tengono la coda bassa, se invece la vittima è ancora viva, scondinzolano, saltano, entrano in agitazione e abbaiano attirando i soccorritori… I pompieri ordinano da mangiare a rimangono sdraiati davanti all’inizio del tramonto, verso sera o domattina due grossi elicotteri verranno a prelevarli per riportarli a PAP e poi alla volta di Bogotà. Ci sono anche due ragazze nel gruppo, scherzano sul bagnasciuga coi bambini curiosi della spiaggia e si fanno seppellire sotto la sabbia fino alla gola dai colleghi, per poi essere "rescatatdas" . Non è cinismo goliardico da marmittoni, è quasi un voler sdrammatizzare con l'ironia e la mimica, quella tragedia del disfacimento umano e architettonico che i loro occhi hanno vissuto.
Intanto ieri mattina, dopo l'ennesima e vivace scossa d'assestamento delle 11:0 circa, sono stati evacuati da Jacmel un'altra dozzina di cittadini francesi insieme all'amico Guidotti (subito intervistato da una troupe del TG2 al suo arrivo all'assediato aereoporto Toussand L'ouvertoure) e al buon Bernard, che ancora ignora come potrà raggiungere la Martinica. L'attività di arrivi e partenze presso il campo d'aviazione di Jacmel, di mattina presto fino al tramonto è febbrile. Atterrano piccoli aerei da turismo e bimotori di compagnie private, dominicane e di Miami e poi tanti elicotteri, sia privati che militari di diverse nazionalità. Molti haitiani che se lo possono permettere stanno lasciando il Paese proprio da Jacmel (meno congestionata) verso Miami e Santo Domingo...Una Diaspora dolorosa che continuerà ancora per molti mesi. Sempre ieri mattina si è formato un primo corteo di protesta sulla Route de Cyvadier, dall'aereoporto fino alle porte
della cittadina. Un centinaio di giovani con cartelli e volantini che attaccavano i privilegi dei benestanti; il conflitto inevitabile tra quelli che se ne vanno e quelli che restano, affamati, senza tetto, senza opzioni, senza aiuti più tempestivi. Il corteo si è disperso rapidamente dopo una mezz'ora senza che la polizia della Minustah sia dovuta intervenire con particolare durezza. A Jacmel non c'è il coprifuoco come a PAP ma dopo le 20:00 in giro non c'è quasi nessuno...Il capitano Juan Pablo, della Polizia UN che accompagnava la squadra dei suoi connazionali "rescaters", mi assicura che "a Jacmel la sicurezza è molto garantita, non ci sono "dragones", né bande armate che assaltano per strada o attaccano proprietà private". Vediamo se stanotte non si balla di nuovo e la corrente elettrica non verrà staccata fino a domattina.