domenica 24 gennaio 2010

Assassinio Checco: erano falsi i dollari?

Ho trovato per caso questo articolo sulla morte di Checco e delle ripercusioni che ha avuto in Haiti.bla bla..
Nei commenti, pero', ho notato un post che mi ha fatto riflettere sulle circostanze della morte di Checco; una persona dice di aver subito lo stesso tipo di attacco, E CHE ERA DOVUTO AD IMPIEGATI DELLA BANCA CHE COORDINAVANO GLI ASSALTI, e che spesso le BANCHE DAVANO DOLLARI FALSI AI CLIENTI!

Infatti lo strano e' che a Checco non hanno tolto i soldi.
Mi viene da sospettare ad esempio, che gli rifilano i soldi falsi e poi lo fanno uccidere per nascondere la truffa?
Ma allora perche' lasciare la' i biglietti?

Un altro lettore butta' la' che il fatto di non aver preso i soldi signfica che era un regolamento di conti: ma allora perche' lasciare i soldi e non approfittarne?

Un altr lettore, HAROLO, dice di sfuggita che l'ha visto per terra a DELMAS 60

Le possibilita' sono tre:
  1. o che Checco avesse nascosto i soldi, e non li abbiano trovati, e per questo hanno sparato
  2. o che i soldi non avessero valore e sapevano che erano falsi
  3. o che lui abbia riconoscito l'assassino, e che spaventato, lo abbia ucciso
Dunque, ci sono alcune domande alle quali cercare risposta:
  1. dove sono stati ritrovati i soldi?
  2. e' possibile che gli assassini li abbiano cercati e non trovati?
  3. ma soprattutto: I DOLLARI ERANO FALSI?


jean joseph   |   8 Décembre 2009, 11:23:21 AM

Mike
je partage ton point de vue. Je suis un survivant de ces ''motards-braqueurs-tueurs'' à ma sortie de la succursale UNIBANK de Bourdon. J'ai eu la vie sauve pour ne pas avoir résisté à ces malfrats.
ces bandits bénéficient des informations privilégiées qui ne peuvent provenir que de la succursale bancaire. Aussi simple que ça!
Toujours ou presque ce sont les mêmes succursales bancaires qui sont mises en cause. Cela devrait faciliter l'enquête des autorités compétentes.
Autre information: ces mêmes succursales refilent aux clients de faux billets (gdes et dollars).
Autant dire que la corruption est sans limites au pays de l'ULCC


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dyroma(correction)   |   7 Décembre 2009, 11:50:01 PM

Je l'aimais bien et surtout l'entendre parler,le voir sur la TNH lors des matchs.Fanatik Totti a mort.J'ai eu la chance de le rencontrer une fois.
Voila l'exemple,l'image que nous voulons refleter a l'exterieur.Prenez concience les autorites.
Qu'il repose en paix et que "les enquetes se poursuivent" s'arretent cette fois ci.




RueVillatte   |   8 Décembre 2009, 00:40:42 AM

Je me souviens des critiques de quelques irresponsables lorsque j'écrivais que mon gouvernement (français) avait raison de protéger ses ressortissants en leur conseillant d'éviter HAITI sauf nécessité impérieuse...
Et pourtant ayant vécu 9 mois en Haiti j'aime tellement ce pays et ses gens.
Mwen ti blan




Jean   |   8 Décembre 2009, 01:25:06 AM

Est qu'on a affair a ce con d'Aristide qui a
promis des jours sombres a Haiti et aussi a
Rene Civil qui promote la violence? La police
nationale a pour devoir d'eliminer ces petits
groupes de violences qui voulaient toujours un retour a l'operation des crimes atroces.
Cette force brutale est inadmissible, on doit
faire des investigations pour eliminer le retour des zenglendos et kidnappeurs. La
collaboration avec les gens paisibles est un
outil efficace.Le peuple a pour devoir de
surveiller ces va nu pieds comme au paravant afin d'aider la police a apprehende'
ces criminels.




Veritas   |   8 Décembre 2009, 02:39:43 AM

Aux anciens présidents, au président actuel, aux futurs présidents et sénateurs:

Regardez-vous dans ce mirroir---
Votre devoir est " de rendre le peuple heureux, de défendre la République, de maintenir la gloire de nos armes, de faire fleurir toutes nos institutions, de faire respecter et exécuter les lois. C'est de leur exacte observation que vous retirerez l'avantage le plus précieux de vos travaux, et que le gouvernement recevra toute sa force." Veritas ipse dixit.




Harolo   |   8 Décembre 2009, 08:03:06 AM


je l'ai vu par terre à Delmas 60, c'est vraiment sale pour notre Pays. il faut passer une vitesse de croisière en votant une loi stipulant la peine de mort pour les inhumains




ala_yon_pep_sa   |   8 Décembre 2009, 10:00:35 AM

Communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue - a condamné ce crime.
Ca fait vraiment rire
Marie Laurence, il faut cesser de jouer au malin. Si vous voulez faire un travail serieux , l'ex ministre Jean joseph Exhume sera le premier complice de ces actes affreux.
Tanpri souple fini avec metod sa L'enquete se poursuit" ou gele pa konen ki kantite kriminel chien yo rele exhume ya kite san poursuite legale
ale nou lan ****** tande ak tout bellrive ou wa....




Roger Malebranche, MD, FACS   |   8 Décembre 2009, 10:15:01 AM

Et c'est pourquoi le tourisme est mort en Haiti. Un grand bateau touristique arrive a Labadie et 3 jours apres un visiteur est assassine en plein jour. Les Haitiens qui vivent au pays doivent realizer que le deuxieme incident recoit beaucoup plus d'attention dans les quotidiens etrangers que le premier. Nous avons besoin d'une securite plus organizee et mieux entrainee que la presente.




Mike   |   8 Décembre 2009, 10:23:55 AM

Moi je pense que la police Nationale a une responsabilité dans cette situation insecuritaire en Haiti. Je sais que leur moyens sont limités mais, mais il ya des systemes d'intelligence pouvant etablir sans l'utilisation des grands materiels sophistiqués pour finir à cette situation.
Il est simple de trouver les coupables. Il faut investiguer sur les appeles telephoniques faitent par les employés de cette banque le jour de cet assassinat. Il se pourrait bien que un ou des employés de cette banque sont des informateurs des gangs et en un appele telephonique peuvent decrire une personne qui vient de faire une grosse transaction Bancaire.
Il ya aussi des patrouilles policières qui doivent être plus frequentes dans les parages des banques. Toutes individus en motto ne sont pas autorisées à stationés à 500 m des banques et cela peut reduire la visibilité des motards. Il ya un des simple precautions qui peuvent prendre pour eviter à ce genre de crimes




UN SUISSE   |   8 Décembre 2009, 10:34:11 AM

HAITI CHERI
MIKE!!!!
BONJOUR MIKE




eman   |   8 Décembre 2009, 11:17:41 AM

Am very sorry his friends and family,he was a good person in fact i knew him.Back in the days when i was in HAITI i used to go to his place to buy some gud pizza it was in "route frere".it hurts when u hear stuff like dat,it's time to stop the violence hope they won't throw dat case away justice must be given.May GOD bless his family




jean joseph   |   8 Décembre 2009, 11:21:12 AM

Mike
je partage ton point de vue. Je suis un survivant de ces ''motards-braqueurs-tueurs'' à ma sortie de la succursale UNIBANK de Bourdon. J'ai eu la vie sauve pour ne pas avoir résisté à ces malfrats.
ces bandits bénéficient des informations privilégiées qui ne peuvent provenir que de la succursale bancaire. Aussi simple que ça!
Toujours ou presque ce sont les mêmes succursales bancaires qui sont mises en cause. Cela devrait faciliter l'enquête des autorités compétentes.

Autre information: ces mêmes succursales refielnt aux clients de faux billets (gdes et dollars).
Autant dire que la corruption est sans limites au pays de l'ULCC




jean joseph   |   8 Décembre 2009, 11:23:21 AM

Mike
je partage ton point de vue. Je suis un survivant de ces ''motards-braqueurs-tueurs'' à ma sortie de la succursale UNIBANK de Bourdon. J'ai eu la vie sauve pour ne pas avoir résisté à ces malfrats.
ces bandits bénéficient des informations privilégiées qui ne peuvent provenir que de la succursale bancaire. Aussi simple que ça!
Toujours ou presque ce sont les mêmes succursales bancaires qui sont mises en cause. Cela devrait faciliter l'enquête des autorités compétentes.
Autre information: ces mêmes succursales refilent aux clients de faux billets (gdes et dollars).
Autant dire que la corruption est sans limites au pays de l'ULCC




Mike   |   8 Décembre 2009, 2:50:30 PM

@ Un Suisse
Oui... on peut continuer à dire Haiti Cherie.
Si tu parvenais à vivre dans le pays et laisser P-au-P pour aller dans les autres ville de provinces et pouvant respirer l'air fraiche venant de la nature, tu dirais toi-même, Haiti Cherie.
Il ya d'autres pays de la caribes qui sont plus mauvais en matière de securité que Haiti.
A Kingston en Jamaique, St Thomas, Les iles Vierges et Trinidad sont des endroits de non droits alors, ils reçoivent des touristes chaque années. Il ya que des gens aux langues sales, comme toi, qui continuent à discrediter Haiti, parce que Haiti est une grande Nation.
Pourquoi il ya une force Politour à Santo Domingo, pour proteger les touristes? A Rio au Brasil, c'est une catastrophe; le phenomène que kidnapping.
Oui... nous avons quelque problemes que nous devons corriger mais cela ne nous empêchera pas de parler de notre HAITI CHERIE.




Mike(corrigé)   |   8 Décembre 2009, 2:53:28 PM

Brasil, c'est une catastrophe; le phenomène de kidnapping




jhaiti   |   8 Décembre 2009, 2:59:25 PM

Malebranche ( mauvaise branche)
Tu dis toujours des betises sur les blogs et ceci sans verifier.
le gars etait resident haitien. Homme d'affaires et "journaleux'




negel   |   8 Décembre 2009, 3:59:36 PM

Tanpri, konbien moun' ki mouri nan miami, NY, san Juan, DR, jamaik chak jou. Pa kapitalize sou incident regretab sa a pou nou gintan vle fe peyi an passe pou yon lanfê. haiti sal se vre min li pi dous et paisible que anpil gwo capital nan monde lan ki boure ak infrastrikti, plis lame ak la police.

Map regret Francesco, m'te kon suiv li sou THH. Paix a son ame.




Ala traka pou baba   |   8 Décembre 2009, 4:39:12 PM

Gen yon ekip ki rele : KITE MELE BOUN_DA'M, men kiyès ki ladan'l:
Preval dezespwa
K-lambè frè lambè
CPP komokyèl,azizwèl,kidnapè,tiyè
Samba boukman ,kap fimè dyousi lousi ak la pip de toto(fimen krak)
joel joseph, ki se tyoul amaral diklona.
jan mari jèmen, espesyalis nan fè fo so.
bèlriv ,espesyalis nan fè fo pwojè,nan fè zewo tounen wit
Kep souflantchou,kep vôlè gramè,kep figi di,kep kap tan 25milyon dola pou gagote ak preval bwa mou, eletrye...




pierre nicolas   |   8 Décembre 2009, 6:14:52 PM

Jean,
Je regrette la mort vaine de tous les citoyens du monde sans distinction aucune quelque soit son rang social, sa richesse, sa pauvrete, son appartenance politique. Il devrait etre la position de tout homme, femme civilisee dote d'une education familliale capable de discerner le bien du mal. Des gens mal intentiones ont tue Antoine et George Izmery, Ti Pe Jean Jean-Louis, Jean-Marie Vincent, Jean Dominique, Yves Volel, Pe Jean Juste, Pierre Antoine Lovinski, Charlot Jacquelin, des milliers d;hommes, de femmes et d'enfants durant les deux coups d'etat 1991, 2004 etc...Ne sont-ils pas aussi des enfants de Dieu? On ne devrait pas etre selectif. Il faut questionner les banquiers et leurs employes sans discrimination.
pgn




Donatello   |   8 Décembre 2009, 8:19:28 PM

La mort d’un homme innocent est toujours tragique, mais la tragédie est pire quand il s’agit d’est un étranger qui est venu pour donner un coup de main. Non conobbi il signore, però posso immaginare ciò che ha esperimentato in Haiti. Riposi in pace.




Veritas   |   9 Décembre 2009, 01:15:16 AM

Je me souviens les dangers qui j'ai eu à devier lorsque je venais de faire une transaction banquaire à Port-au-Prince. L'un des employés de la banque ayant été mise au courrant du montant de la transaction, s'en alla parler à l'oreille d'un de ses supérieurs au bureau... Celui-ci s'approche, il ne m'a même par regardé. Il se mit à téléphoner quelqu'un sur son portable... C'est alors que j'ai compris que j'ai échappé belle! Il faut interdire l'utilisation des telephones portables à tous les employés du service public! C'est un SOS à la justice haitienne et au PNH. Veritas ipse dixit.




Veritas   |   9 Décembre 2009, 03:48:52 AM

Sorry, lisez plutot une transaction bancaire...




Kafou Lobo   |   9 Décembre 2009, 07:41:40 AM

Probablement un règlement de compte puisque les tueurs n'ont meme pas pris son argent.


K.




joe joseph   |   9 Décembre 2009, 10:40:50 AM

il faut commencer par dénoncer ces succursales bancaires dont les clients plus souvent qu'autrement sont victimes de tels forfaits. Quand de tels forfaits sont commis, nos médias ne citent jamais le nom de la succursale bancaire d'où reviennent les victimes et ils en sont parfaitement imbus. La vie d'un être humain, à mon avis, est beaucoup plus importante que quelques minutes de publicité payante. Combien faut-il encore de victimes avant qu'on ne dénonce ces institutions bancaires aux pratiques on ne peut plus déloyales et mafieuses?
se faire abattre comme un vulgaire animal pour son argent est révoltant. la plupart des banques de la capitale regorgent de ripoux et de stipendiés du même acabit, cravatés ou en jupe, qu'ils soient directeurs (trices) de succursale ou simples caissiers(ères).

Virtual Piano Piano Bar: primo video

venerdì 22 gennaio 2010

Ushahidi network feed on Jacmel, Haiti

Francesco Fantoli, un amico - Alessandro Grandi

07/12/2009

Checco Fantoli per lungo tempo ha collaborato con PeaceReporter. Per me era anche un amico

Francesco Fantoli era come si dice in una redazione "il mio contatto su Haiti". In più Checco era un amico. Difficilmente mi dimenticherò di lui e dei bellissimi momenti passati insieme a Port au Prince, città che romanticamente chiamava "Porto Principe". Ma anche a Jacmel, nella zona sud del Paese dove aveva costruito una splendida casetta. L'aveva chiamata Villino Fantoli e ne andava orgoglioso. Anche grazie a lui ho imparato a amare molto Haiti. Mi faceva ridere quando mi rispondeva al telefono. "Uè il milanese" diceva prendendomi in giro. Lui era romano e nonostante i tanti anni trascorsi lontano dalla città eterna, l'accento non l'aveva perso. E giocava molto su questo fatto. La cosa più bella che ricordo è stato il primo incontro con Francesco. Io uscivo dall'aeroporto internazionale di Port au Prince e decine di taxisti abusivi in cerca di pochi spiccioli facevano a gara saltandomi addosso per trasportarmi ovunque io volessi. In lontananza vedevo un uomo, sigaretta accesa fra le dita, che sorrideva e si avvicinava a noi. Quattro urla ben assestate, un braccio intorno al mio collo per portarmi via dal gruppo di taxisti e una frase: "Ciao, Alessandro benvenuto a Haiti". Poi una risata a far da contorno al tutto. Per lui quella ressa che inevitabilmente mi aveva un po' intimorito, era solo una rappresentazione dell'essere pienamente haitiano. Me l'ha spiegato qualche giorno dopo in auto, mentre ci dirigevamo verso Jacmel.
Ricordo le raccomandazioni, puntualmente mai seguite (ripensandoci adesso in modo scellerato): "Non uscire la sera da solo. E se puoi nemmeno di giorno!" Io però dovevo uscire. Dovevo fare ciò per cui ero stato inviato a Haiti. Documentare la situazione drammatica dell'isola. Andare in giro per la città a osservare di tutto e se possibile di più. Checco molte volte mi ha accompagnato. Alcune volte ha fatto da mediatore per risolvere situazioni complesse. Mi ha aiutato vedere a Haiti e i mali che la affliggevano e la affliggono tuttora. E questo a lui non piaceva.
In una sola circostanza ce la siamo vista brutta. Una mattina intorno alle sette in auto ci siamo diretti verso la bidonville di Citè Soleil, uno degli angoli del mondo dimenticati da Dio. Siamo entrati in auto e dopo poche decine di metri una folla composta da uomini, donne e decine di ragazzi ha impedito alla nostra auto di proseguire. Volevano tutti farsi salutare dal "famoso telecronista televisivo". Questo non ha impedito a un gruppetto di ragazzotti armati di seguire tutta la scena, farci visitare la bidonville in tutta calma e senza rischi, farci fotografare ogni angolo di quel posto infernale, e poi senza timori venire a chiederci dei soldi come lasciapassare per farci uscire indisturbati dalla baraccopoli. Non hanno usato mezzi termini e senza problemi ci hanno fatto vedere delle grandi armi luccicanti e quali sarebbero potute essere le conseguenze se non avessimo pagato.  Siamo usciti da quella situazione lasciando nelle mani dei ragazzotti pochi dollari Usa. Soprattutto, però, siamo usciti grazie al carisma di Checco che ha iniziato a toccare tasti come il calcio e il rap e altre cose che piacciono ai ragazzi di tutto il mondo. Se fossimo rimasti fermi in auto ancora una decina di minuti probabilmente ci avrebbero lasciato andare gratis. Con belle parole gentili Checco li aveva ammorbiditi, interessati, forse anche imbarazzati. Checco non aveva paura di andare in giro per Haiti. O se l'aveva non lo faceva vedere.

Alessandro Grandi

Francesco Fantoli, loin des clichés - tv5monde


Francesco Fantoli, loin des clichés

Zoom:
Membre essentiel de notre petite équipe de trois personnes qui réalise depuis quelques mois cesChroniques haïtiennes, Francesco Fantoli nous a quitté le 6 décembre 2009 au matin. 
  
Quelques heures plus tôt, des agresseurs circulant à moto l’avaient mortellement blessé de deux balles à la sortie d’une banque de Port-au-Prince. 
  
Les tueurs, dans un sens,  se sont trompés : la richesse de Francesco n’était pas dans son portefeuille mais dans sa finesse et sa générosité. 

Cet italien de cinquante-quatre ans avait aimé Haïti au point d’en faire sa seconde patrie - elle lui a d’ailleurs accordé la double nationalité - dont il parlait avec tendresse et pudeur. 

Dans la petite ville côtière de Jacmel où il résidait, Francesco avait créé une maison d’hôte sans renoncer à son premier métier : le journalisme. 

Ancien rédacteur de la RAI, il était devenu commentateur renommé de football de la Télévision nationale haïtienne et collaborait à l’agence de presse indépendante Haïti Press News. 
  
Réalisateur de films pour différentes productions de l’Union européenne centrées sur la vie quotidienne en Haïti, il s’était immédiatement enthousiasmé pour le projet de TV5monde auquel nous lui proposions de participer, heureux de contribuer à donner de son pays d’adoption une image qui sorte des sentiers battus du misérabilisme. 
  
Francesco assurait la préparation de nos reportages sur le plan logistique – les deux autres membres de l’équipe de TV5monde étant basés à Paris - mais aussi, souvent, éditorial. 

Il racontait beaucoup, jugeait peu, ne pontifiait jamais. Lors des tournages, ses récits savoureux faisaient paraître plus courts nos longs déplacements et nous éclairaient discrètement. 

Sa chaleur autant que sa connaissance du créole nous ouvrait d'innombrables portes. 
  
Nous continuerons ces Chroniques, comme il l’aurait voulu, mais sa voix chantante et son humour vont bien nous manquer. 
  
TV5monde s’associe à la tristesse de sa famille et de ses proches. 


                                                    
                                                                                                                 Pascal Priestley et Guillaume Gouet 

En guise d’Adieu à mon ami Francesco - Day-Robertho Isaac, HPN

SOCIÉTÉ

Haiti-Italie : En guise d’Adieu à mon ami Francesco

La vie de certaines personnes parle d’elle-même, les éloges ne sont que superflus. Francesco Fantoli en fait partie. Aimé et respecté, il possédait une chaleur humaine et une sympathie inhérente.
Par Day-Robertho Isaac, Canada

11h 50 pm : les mots tardent à venir, je n’arrive pas à formuler mes mots en une phrase pour te dire adieu, Checco. Ou du moins je ne sais quoi te dire avant le grand départ. Les larmes ne coulent plus, à force de couler.

Je ne sais pas qui je dois blâmer pour ce qui t’est arrivé. Je préfère prendre la vie pour responsable du mal qu’on t’a fait. Oui, elle est injuste car le personnage que tu étais ne méritait pas cette fin tragique. Certes, tu n’étais pas parfait. Comme nous, tu as commis pas mal d’erreurs, mais tu as toujours pris du temps pour revenir sur tes actes et apprendre de tes erreurs.

Tu as travaillé très dur pendant longtemps pour gagner ta vie. Tu étais loin d’être un homme riche. Tu vivais comme un Haïtien moyen avec ton petit lot de problèmes quotidiens. Tu donnais humblement et simplement de toi-même. Les personnes qui t’ont connu diront que tu étais un homme sensible, sans façon, un professionnel soucieux de son travail.

Tu étais optimiste, tu disais tout le temps qu’un jour Haïti sera meilleure. Même dans les pires moments de trouble, tu gardais l’espoir de voir un matin radieux pour ce pays que tu avais fait tien depuis plus de dix ans. Haïti était ta deuxième patrie, tu l’aimais tellement que tu ne pouvais y être absent même pour deux semaines. Tu disais tout le temps « Nous les Haïtiens » comme pour dire que tu n’étais plus Italien.


Tu as exploré presque toutes les villes haïtiennes les unes après les autres pour y découvrir leur beauté. Tu as parcouru toutes les zones dangereuses de Port-au-Prince pour faire ton travail. De Cité Soleil à Martissant tu prenais les risques et évaluais les dangers. Ta voiture, qui n’était jamais fermée, était reconnue partout à Port-au-Prince, même par les pires criminels. Personne ne t’avait jamais attaqué. Et voila au bon milieu de la « stabilité » tu as perdu ta vie.

En attendant de te revoir et de travailler sur d’autres projets avec toi Checco, je te souhaite bon voyage. Je sais qu’au milieu des canons qui tonnent et des obus qui éclatent, il reste l’espoir de voir un matin radieux.

C’est sûr qu’on va te manquer Checco, mais sois ferme dans ton voyage. Je suis sûr que le Bon Dieu te réserve une place au ciel.

Que ton Ame repose en paix, mon cheeeerrrrr

Ciao

Day-Robertho Isaac à Francesco Fantoli

NB: Une cérémonie d’adieu se déroulera ce samedi à 9h am au salon funéraire l’Ange Bleu, près de l’Eglise Sacré-Cœur, pour saluer la mémoire de Francesco Fantoli. Après ses cendres partiront rejoindre ses amis et sa famille en Italie.





DRI/HPN

Cine Institute Footage - Jacmel

After the Earthquake: A Compilation of Ciné Institute Coverage from Ciné Institute on Vimeo.